Le centre de Peñíscola se trouve enserré au sein d’anciennes fortifications, avancées sur la mer, lui donnant l'aspect d'une presqu’île.
La partie la plus haute de la ville est dominée par le château, forteresse inexpugnable entourée de murailles construites à différentes époques, derrière lesquelles se dresse la vieille ville.
Les murailles sud et est furent édifiées entre le XIIIe s. et le XVe s. La Porte « Sant Pere » servit, jusqu'au XVIIIe siècle d’embarcadère au Pape Luna (Benoît XIII). Elle cessa ensuite, pour des raisons militaires, d'avoir cette fonction. Parfaitement conservée, elle arbore encore en son centre le blason sculpté dans la pierre du Pape Luna. En montant par cette porte, il est possible de longer la muraille de la Fuente, construite entre le XIVe et le XVe siècles et menant jusqu'à la batterie de Santa Ana.
C’est au cours du XVIe siècle que furent construites les fortifications qui protègent la ville. Ce projet à l'époque très ambitieux s’étendait du parc de l'Artillerie à la porte de Sant Pere, mais les travaux restèrent finalement paralysés au niveau du bastion de Santa María. Aussi bien les échauguettes et les murailles parcourues d’une bordure ornementale sculptée font de Peñíscola une forteresse inexpugnable d’une beauté sans égale.
La porte Fosc, de style Renaissance, fut quant à elle l’entrée principale jusqu’au XVIIIe siècle. On peut y distinguer en son centre le blason de Philippe II.
Le parc de l’artillerie, transformé en jardin botanique réunissant de nombreuses espèces autochtones, issues de la Sierra de Irta, laisse encore apprécier la stratégie militaire de ce site.
La troisième porte de la ville, la porte de Santa María, date de 1754. Elle avait pour but d’améliorer l’accès à la ville. Une fois à l’intérieur, vous découvrirez au détour des rues étroites de la vieille ville la place de « Les Escaseres » et l'ermitage de Santa Ana. Ce dernier date de 1827 et vaut particulièrement le coup d’œil.
À voir également : le « bufador », une grande brèche creusée dans la roche, dans laquelle vient se fracasser la mer les jours de tempête.